LA CHASSE EST OUVERTE 14 janvier
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Lieu : Forêt de Bondy
Allée de Coubron -- D136
93470 Coubron
Date : 13 décembre 2007
Classement : 11e
Souvenir : Un parcours fait pour moi !
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Le parcours
Dans les allées de terre battue de la forêt de Bondy, les responsables du Club de Clichy avait repéré un magnifique parcours, une sorte de quadrilatère que les benjamins devaient parcourir un peu plus de deux fois. Donné dans le bas du circuit, le parcours s’ouvrait par un long faux-plat sur lequel s’opérait une première sélection. A son extrémité, la piste se resserrait en un virage à 90° qui marquait le début d’une côte très raide et dans laquelle il fallait éviter de mettre trop de braquet si l’on voulait, au virage suivant, pouvoir relancer à fond dans l’interminable ligne droite dans laquelle avait été située la ligne d’arrivée. La ligne franchie, la pente augmentait vraiment avant que le chemin, virant brusquement sur la gauche, ne plonge soudain avant de rejoindre, après un dernier virage à angle droit, le lieu où avait été donné le départ. A mon avis, c’est dans le faux-plat initial (et à condition de ne pas se tuer dans cet effort), ainsi que dans la longue ligne droite en pente douce (qui permettait de passer « à sa main » la zone des virages techniques), que la différence pouvait se faire…
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IL NE FAUT JAMAIS VENDRE LA PEAU DE L’OURS AVANT DE L’AVOIR TUE !
Remonté à bloc !
Il faut être motivé pour sortir du lit à 7h30, un dimanche matin ! D’autant qu’il fait frais et qu’un fin crachin vient détremper le velux de ma chambre… Motivé, je le suis pourtant ! C’est même moi qui ai insisté pour participer à la course d’aujourd’hui ! Nous avions d’autres obligations mais, parce qu’elle compte pour le Tour de Seine-St-Denis, je n’aurais voulu la rater pour rien au monde.
En outre, après l’entraînement de mercredi, je suis remonté à bloc ! Notre président avait obtenu qu’un professionnel vienne discuter et rouler avec nous. J’ai vraiment apprécié de rouler en compagnie de Yannick Talabardon, du Team Crédit Agricole ! On a pu lui poser des questions -- ça rassure, car lui aussi a été jeune et pas très performant -- et tenter de prendre sa roue. En son honneur nous avons fait un entraînement sur route et à cette occasion, j’ai battu Théo chaque fois que j’en ai eu l’occasion. Compte tenu de son niveau, ça m’a redonné le moral !
Rien ne sert de rêver…
Mon enthousiasme, je l’ai conservé en découvrant que contrairement aux bourbiers et aux gazons détrempés sur lesquels nous courons habituellement, c’est sur de belles pistes forestières bien damées que nous allions rouler. En outre, le circuit était constitué d’interminables portées sur lesquelles, plus que sur les circuits à relances dans lesquels on doit sans arrêt hacher son effort, j’aurais tout loisir d’exprimer ma puissance et ma combativité.
Mais dès le départ, il m’a fallu réviser mes ambitions à la baisse. Un concurrent qui m’a gêné, des problèmes pour caler rapidement, moins d’explosivité que les autres… l’affaire était déjà entendue et le bonhomme à la traîne des copains. En quelques secondes, le peloton s’était étiré tout au long de la montée et je me retrouvais condamné à faire la course derrière.
Une autre course…
Et même derrière, j’en ai bavé ! Mal parti, je n’arrivais pas non plus à garder le contact avec les meilleurs. Sur mon VTT, j’avais beau me démener, la meute des Cyclo Cross accroissait toujours plus son avance et moi, je me crevais à tenter de suivre leur rythme infernal ! Au bout d’un moment, je crois même que j’ai fini par « baisser les bras » et par appuyer avec moins de conviction sur les pédales. A l’arrivée, en découvrant que j’étais classé 11e (sur 20) -- et 1er VTT comme a tenté de me consoler mon père -- j’ai eu beau me dire que si j’avais su je me serais battu avec plus de courage, je crois bien que n’aurais pas pus faire beaucoup mieux !
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OFF COURSE
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Commentaires
Le nez sur son guidon, on ne voit finalement pas grand-chose de la course. Aussi est-il toujours intéressant, après coup, de discuter avec les copains et les spectateurs pour compléter son information. Voici, par exemple, deux anecdotes de même ordre qui concernent l’attitude qu’un compétiteur doit avoir jusque après franchi la ligne d’arrivée. Un gars de Gagny en a profité, un autre en a été la victime … responsable.
- Lors de la course des Pupilles, Aurélien qui s’était battu avec un bel acharnement durant toute l’épreuve a finalement perdu une place au classement en se relevant trop tôt. Observant qu’il revenait sur lui, le garçon qui le suivait a redoublé d’efforts et l’a remonté sans difficulté. Lorsqu’il l’a vu gagner sur lui, Aurélien a bien tenté de se relancer, mais c’était trop tard pour réussir à contrer le bolide lancé à pleine vitesse qui arrivait déjà à ses côtés.
- En sens inverse, le même type d’attitude a bénéficié à Théo. Après qu’il se soit livré à de terribles passes d’armes avec Teddy dont ses concurrents savent qu’il ne la joue pas toujours très réglo puisqu’il n’hésite jamais -- quelles que puissent en être les conséquences -- à fermer la porte aux adversaires qui le remontent, le sort de la course était encore incertain. Théo avait passé Teddy qui l’avait à nouveau repassé en donnant un de ses coups de reins énergiques dont il a le secret. L’affaire semblait entendue et Teddy aurait pu empocher une seconde place, mais c’est alors, parce qu’il était certain d’avoir dégoûté Théo, que Teddy a commis l’erreur de relâcher son effort. Aspiré dans son sillage, entraîné par sa volonté sans faille, Théo lui a soufflé la place que l’autre croyait s’être attribuée…
Suggestions
Tenant à souligner l’excellente organisation de cette course mise en place par le très actif Club de Clichy, je me permets cependant de risquer une suggestion valable pour toute l’année.
- Ne serait-il pas possible, pour clarifier le statut de chaque épreuve, que celui-ci soit affiché avant même que les concurrents ne viennent retirer leurs dossards ? Sur une feuille, il suffirait d’inscrire le nombre de tours que les coureurs de chaque catégorie doivent accomplir pour lever l’incertitude qui, lors de certaines compétitions, dure jusque après le départ !
- De la même façon, parce que j’ai apprécié comment un organisateur a demandé aux poussins de se réunir en un lieu spécifique, et parce que des Pupilles ont réussi à rater le moment du départ à force de baguenauder dans les bois, ne serait-il pas commode de repérer des zones de rassemblement pour les inscrits de chacune des catégories ? Les consignes seraient ainsi plus faciles à communiquer et à entendre.
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Sur ce parcours qui semblait me convenir, j'aurais voulu mieux faire…
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